La détermination annoncée au cours des dernières années par les Etats de l’Union Européenne, de filtrer les flux migratoires s’applique également par le filtre des compétences linguistiques. L’installation des migrants en France et leur intégration sociale et politique ne correspondent pas à un modèle universel. De nouvelles migrations apparaissent et un regard interdisciplinaire permettra de constater la diversité des réponses mais également les similitudes concernant la manière dont les sociétés civiles et les États conditionnent les titres de séjours des immigrés aux compétences linguistiques. C’est désormais une dimension primordiale de l’intégration des adultes migrants. On a vu, en effet que les Etats membres de l’Union Européenne encrent leur dispositifs de formation linguistique sur les droits et devoirs du pays d’accueil et du migrant. La fédération AEFTI est attentive à ces nouvelles politiques tant en France qu’à travers le monde et invite les partenaires qui le souhaitent à apporter leur contribution à cette réflexion. Chaque acteur de cette formation (politiques, scientifiques, organismes de formations, responsables pédagogiques, formateurs), est invité à présenter son expérience et ses pratiques.
Les domaines d’étude éventuels peuvent inclure ces propositions :
Sociologique et statistique : Réunir les sources d’informations comparatives sur les politiques linguistiques dans les différents pays, sur les publics cibles, leurs langues origine, leurs situations, Sociologique, ethnologique, géopolitique…. : Analyser les situations, proposer des pistes de travail,
Didactique : Recenser les instruments de formations et de cadrage, les analyser, proposer de nouvelles pistes.
Colloque de l’AEFTI le 27 novembre 2008 – Maison de l’Europe à Paris


