LA TRAITE NEGRIERE (1/4)

La traite négrière est un fait historique, très ancien, et décrit depuis l’Antiquité.   Jusqu’à un passé récent, ce sujet n’avait pas été approfondi dans l’ensemble des pays qui avaient réalisé cette traite. Les recherches qui se sont développées depuis quelques décennies ont fait nettement progresser la connaissance du sujet et aussi naître de nombreuses controverses.

Mais on peut dire que l’ensemble des chercheurs, des militants et des associations parties prenantes de ces discussions sont d’accord pour classer cette traite négrière en trois parties :

  • La traite orientale
  • La traite intra africaine
  • La traite coloniale européenne

 

Aussi dans un souci de clarté, nous avons décidé de réaliser un article pour chacune de ces traites afin de leur donner la place éditoriale nécessaire. Il s’agit dans cette série d’articles d’aider à la compréhension du phénomène des discriminations, la traite négrière et l’esclavage étant parmi les formes de discrimination les plus odieuses. Pour pouvoir bien combattre un phénomène, il faut commencer par le comprendre, le but de ces articles est donc d’essayer de connaître un peu plus les faits, de présenter leurs déroulements au travers des siècles et des différents pouvoirs qui dominèrent le monde jusqu’au début du XX ème siècle. En espérant que nos lecteurs essaieront de prolonger cette information en lisant quelques livres présentés dans la bibliographie. En cela, l’ AEFTI 71 restera fidèle à son slogan pour la lutte contre les discriminations : « Comprendre pour agir ».

En premier lieu, il apparaît nécessaire de définir  ce que nous entendons par traite négrière, et pour cela, il nous faut faire la différence entre la traite et l’esclavage. En nous référant aux principales définitions, l’esclavage est l’état d’une personne se trouvant sous la dépendance absolue d’un maître qui a la possibilité de l’utiliser comme un bien matériel. Juridiquement l’esclave est considéré comme la propriété de son maître et à ce titre, il peut être vendu, loué ou acheté comme un objet.

La traite désigne le commerce d’esclaves dont ont été victimes des millions de personnes durant plusieurs siècles. Elle[ doit être distinguée de l'esclavage bien qu’elle soit [] automatiquement liée à cet état.

Nous pouvons rajouter à ces définitions, que la traite étant une activité essentiellement marchande, elle a nécessité des lieux d’approvisionnement, des routes d’acheminement et des lieux de servitude]. Mais aussi, et cela semble très important, qu’elle a toujours été soutenue par les autorités politiques et religieuses des différentes civilisations, qui en ont retiré des bénéfices. Nous verrons que si la traite orientale a touché plusieurs types de population, les deux autres traites ont touché presque exclusivement les populations noires africaines.

Avant de nous intéresser plus précisément à la traite orientale, sujet principal de cet article, nous allons nous pencher sur les évaluations faites par les historiens du nombre de personnes touchées par ces traites. Ainsi Olivier Pétré-Grenouilleau, dans Les Traites négrières, Essai d’histoire globale est l’historien qui met le plus l’accent sur la traite orientale, la plus difficile à chiffrer en raison de sources dispersées sur une période de temps ancienne. S’il estime à 42 millions le total de victimes pour les trois traites négrières, il le décompose comme suit :

  • la traite orientale, faite principalement par les Arabes : 17 millions de personnes, mais d’autres historiens citent un chiffre deux fois inférieur, sur une période qui s’étend du moyen age au milieu du XX ème siècle.
  • la traite intra africaine: faite par les africains principalement noirs, 14 millions de personnes, dont une partie est ensuite revendue à des européens ou des arabes, elle s’est pratiquée de tous temps.
  • la traite atlantique, faite par les Européens et les Américains : 11 millions de personnes, dont l’essentiel à partir de la fin du 17ème siècle.

Mais ces chiffres sont susceptibles  d’évoluer rapidement, car de nouvelles sources de renseignement apparaissent. Citons par exemple, une étude au Danemark menée par l’historien PER HERNAES qui a fait passer le nombre d’esclaves transportés sur des bateaux danois entre 1660 et 1806, de 50 000 à 85 000, et pour l’Angola, aucune étude complète n’a encore été faite, car une partie importante des documents reste encore la propriété du Portugal. Pour bien montrer que ces chiffres ne sont pour l’instant que des évaluations, nous allons en citer plusieurs afin de fixer un ordre de grandeur.

 

Eric Sauger en   1998

Joseph Inikori en   1982

Serge Danet en 1990

Paul Lovejoy en 1982

Ralph Austen en 1987

Traite Atlantique

9,5 millions

15,4 millions

11,7 millions

11,698 millions

 

Traite transsaharienne

7,2 millions

 

7 ,4 millions

 

 

Traite orientale

2,3 millions

 

4,280 millions

 

8 millions

Traites Arabes

8 à 12 millions

 

 

 

14,387 millions

 

Au travers de cette comptabilité, nous voyons que la traite orientale ou arabe qui s’est déroulée sur une des périodes les plus longues de l’histoire (environ 1500 ans), semble avoir  touché environ 12 millions de personnes.

La traite orientale ou arabe

Pour certains, évoquer autre chose que la traite transatlantique revient à essayer de la minimiser. Pourtant au cours des derniers millénaires, le passé négrier des arabes, qu’ils soient musulmans ou non, et celui d’autres civilisations n’est pas à négliger. Les recherches historiques ne doivent pas s’arrêter aux portes de certains pays. Pour pouvoir dénoncer les méfaits de telle ou telle civilisation, il faut déjà avoir fait le ménage chez soi et cette maxime est valable pour tout le monde. Nous avons cité un peu plus haut les chiffres de l’historien du Moyen Age Olivier Petré- Grenouilleau, qui lors de la parution de ses derniers travaux, a déclenché une vague de protestations (voir les sites http://cvuh.free.fr/débat/noiriel.libertéhistorien.htmp et http:// www.clionautes.org/spip.php?article 925) qui était peut-être plus épidermique que basée sur des travaux d’historiens. Nous laisserons à la justice, le soin de démêler le vrai du faux des accusations des uns et des autres.

Les motifs

Nous savons que la traite orientale est un héritage des civilisations précédentes. Mais en plus, les motifs économiques propres à sa continuation et à son développement sont très évidents. Dès les débuts de la conquête arabo-musulmane, le manque de main-d’œuvre entraîna le besoin d’utiliser des esclaves sur les chantiers, dans les mines de sel et aux galères. Et comme la traite occasionnait de grands profits pour ceux qui la maîtrisaient, il était normal qu’elle continue. On peut citer par exemple le sultan d’Oman qui  a transféré sa capitale à Zanzibar (qui signifie « marché aux esclaves »), car il avait bien saisi l’intérêt économique de la traite négrière.

Mais il existait aussi des raisons sociales et culturelles à la traite. La possession d’esclaves était le signe d’appartenance à un haut rang social et dans l’aire arabo-musulmane, les harems nécessitaient un « approvisionnement » en femmes.

Pour finir, il est impossible d’ignorer la dimension religieuse et raciste de la traite. La  justification idéologique à l’esclavagisme et donc à la traite était de punir les mauvais musulmans ou les païens. Les lettrés musulmans invoquaient la suprématie raciale des Blancs, qui se fondait sur le récit de la malédiction proférée par Noé dans l’Ancien Testament (Genèse 9:20-27), sur Cannan fils de Cham et donc son petit fils. Les Noirs étaient donc considérés comme « inférieurs » et « prédestinés » à être esclaves. Citons deux exemples parmi beaucoup montrant l’idéologie de l’époque. Le poète Al Mutanabbi qui avait rejoint en 957 la cour des Ikhchidides, a été chassé de celle –ci, car il avait écrit des poèmes satiriques  qui se moquaient de la couleur noire de peau de son gouverneur Abu al-Misk Kafur. Et aussi Catherine Coquery Vidrovitch, qui  dans « Le postulat de la supériorité blanche » in « Le Livre noir du colonialisme » explique que le mot arabe abid qui signifiait esclave est devenu à partir du VIIIe siècle plus ou moins synonyme de « Noir » ce glissement sémantique est très signifiant de la vision qu’avait le monde Arabe des noirs.

Le territoire et la durée[

Après ce premier survol des motivations, il est nécessaire d’étudier  le territoire sur lequel cette traite a eu lieu et son étalement dans le temps. Pour le territoire, on s’aperçoit qu’il déborde largement de l'aire arabe, car les négriers n'étaient pas uniquement des arabes. Les recherches historiques ont montré que des Persans, des Berbères, des Indiens,des Javanais, des Malais, des Chinois et même des Noirs ont participé à cette entreprise, à des degrés plus ou moins grands. Mais, il faut remarquer que l'un des plus grands centres de concentration et de vente d'esclaves, Tombouctou, n'était accessible qu'aux seuls musulmans. Car n’oublions pas que le monde musulman à son apogée, s'étend sur trois continents, de l'océan Atlantique (Maroc, Espagne) à l'Inde et l'Est de la Chine.

Si l’on regarde aussi sa durée, nous avons dit qu’elle prend la succession des pratiques esclavagistes de l’Antiquité classique. En effet, l’Egypte ancienne, la Mésopotamie, l’Empire romain ont eu recours à des esclaves. L’Empire byzantin a continué cette pratique jusqu’au VI éme siècle. Les empires arabes n’ont fait que prendre la suite. Ils ont continué ce transfert de population africaine vers ces nouveaux empires. Donc nous pouvons dire que cette traite orientale a débuté dès le Moyen Âge à la fin de l’Empire byzantin et s'arrête au début du XXe siècle. En effet, si le dernier marché aux esclaves est fermé au Maroc en 1920, 1/3 des Éthiopiens étaient encore des esclaves en 1923. En 1924, la commission temporaire sur l'esclavage de la Société des Nations écrit : « la traite des esclaves est ouvertement pratiquée dans plusieurs États musulmans, dans la péninsule arabique en particulier, et surtout dans le Hedjaz » (Le Hedjaz est une région du nord-ouest de l'actuelle Arabie saoudite ; sa principale ville est Djedda, mais les cités les plus connues sont La Mecque et Médine).

Ce qui peut être surprenant, c’est que cette pratique de la traite négrière a été constante durant toute cette période bien que les changements religieux  aient été nombreux. En effet, du paganisme, qui caractérise l’antiquité, à l’Islam, en passant par le christianisme, tous ont perpétré cette pratique.

Si nous nous penchons sur une carte d’Afrique, nous pouvons observer que cette traite s’est faite en utilisant les mêmes voies de passage au cours des siècles. On peut noter trois grands itinéraires:

  • Par la terre, à travers les déserts (Sahara, désert arabique, la haute vallée du Nil, le sinaï, l’anatolie, les vallées du Tigre et de l’Euphrate, puis l’Asie centrale).
  • Par la mer, à l'est de l'Afrique (Mer Rouge et Océan Indien, itinéraire oriental). Des marchands Arabes vendaient des esclaves jusqu’en Chine.
  • Par la mer aussi, en  Méditerranée, où les pirates d'Alger, capturaient des esclaves européens.

Par la terre

Les esclaves sont acheminés par ces différentes routes sur des marchés situés principalement dans les grandes villes d’Afrique du Nord et de la péninsule Arabique, puis de la Turquie. Ces marchés étaient contrôlés principalement par des arabes. L’Empire arabe a d’abord été la destination principale de ces esclaves, puis l’Empire ottoman devenant plus puissant a pris le relais. Cette traite touchait aussi bien les hommes que les femmes. Ces dernières servaient aux tâches domestiques et comme esclaves sexuelles, les hommes travaillant dans les travaux agricoles et d’infrastructures ainsi que dans l’armée. Mais il est intéressant de regarder de plus près les provenances de ces esclaves et l’évolution de celles-ci au cours de ses 1500 ans de traite orientale.

Le Soudan et l'Afrique saharienne ont constitué une aire de « prélèvement » dès le VIIe siècle. Les premiers esclaves noirs originaires d'Afrique de l’Ouest étaient emmenés dans le nord du continent par les marchands arabes. Mais à la même époque, des esclaves originaires d’Europe du bassin de la Volga, des slaves originaire du Caucase étaient négociés par des marchands arabes. Une partie de ceux –ci ont travaillé dans des harems comme gardien, serviteur, odalisque, houri, musicien, danseur. Des colonnes d'esclaves alimentant les grands harems cordouans, sévillans et grenadins étaient constituées par des Radhanites. C’étaient des marchands juifs du Haut Moyen Âge qui dominèrent le commerce entre les mondes chrétien et musulman entre 600 et 1000 de l'ère chrétienne. A partir des terres germaniques et du reste de l'Europe du Nord encore non contrôlé par l'empire carolingien ils conduisaient des colonnes qui traversaient le sillon rhodanien pour gagner les terres au sud des Pyrénées. Bien d’autres exemples montrent l’extrême diversité des provenances de ces esclaves. Par exemple, le califat abbasside de Bagdad (750-1258) importa des dizaines de milliers d’esclaves originaires d’Asie centrale et d’Afrique orientale. Au IXe siècle, le calife Al-Amin possédaient environ 7 000 eunuques noirs (qui étaient complètement émasculés) et 4 000 eunuques blancs (qui étaient castrés). Les gardes blancs du calife de Bagdad (Grecs, Slaves, Berbères, Turcs) sont à l'origine des Mamelouks. La Nubie, l'Éthiopie et l'Abyssinie étaient aussi des régions de départ. Au XVe siècle, des esclaves abyssins étaient présents en Inde où ils travaillaient sur les navires ou comme soldats. Enfin, le trafic d'esclaves touchait l'Afrique de l'Est, mais l'éloignement et l'hostilité des populations locales en ralentissait  ralenti l'essor. Si l’on étudie les principales routes de l’Afrique jusqu’au Moyen-Orient arabe, nous pouvons noter un axe Marocain qui va de Tombouctou à Marrakech, un autre de Tombouctou à Tripoli en passant par In Salah, un troisième, partant des villes de Kano, Kouka, Abéché, El Facher remonte sur la côte méditerranéenne vers Djalo, Al Jaghbub, Fayoum, Assiout et enfin une dernière qui partant de la Nubie(Gondar, Aoussa) traverse la mer rouge et alimente tout le Moyen Orient (Djedda, La Mecque, Al Mukalla Mascat et Bagdad).

D'après l'historien Ralph Austen, le taux de mortalité entre le moment de la capture et la vente était compris entre 6 et 20 % selon les parcours. Le trajet vers le Maroc étant relativement peu meurtrier, alors que la traversée du Sahara en direction de la Libye pouvait l’être beaucoup.[]

Sur les mers

Nous avons vu que la traite orientale s’étendait d’un côté sur le bassin méditerranéen et d’un autre côté sur la Mer Rouge et l’Océan Indien.

Sur le bassin méditerranéen, cette traite est attestée depuis le VIII ème siècle. Les pirates barbaresques opéraient ce trafic en capturant des personnes, soit en abordant des navires, soit en faisant des incursions sur les côtes. Son apogée se situe entre le début du XVI ème et la fin du XVII ème siècle, période durant laquelle plus d’un million de chrétiens (dont 90% d’hommes) furent vendus comme esclaves. Au début du XVII ème siècle, plusieurs grands capitaines hollandais et anglais apparaissent parmi les pirates barbaresques dont Simon Dansa. Il est né à Dordrecht en Hollande vers 1579 et au début du siècle, peut-être en 1606, il se rend volontairement, avec son vaisseau et son équipage, dans la Régence d’Alger, capitale de l’esclavage blanc. Mais au cours du XVIII ème siècle le rytme des captures régressa à mesure que la puissance Ottomane reculait et que la présence navale occidentale se faisait plus forte en méditerranée. Mais  il est bon d’avoir un moment d’arrêt sur cette régence d’Alger qui  à partir de la fin du XVIe siècle, sous domination turque, joue le rôle de capitale d’un territoire s’étendant sur tout le littoral de l’Afrique du nord. On a une description de la ville et de sa population par Emanuel d’Arada, qui y fut prisonnier en 1640. Pour une population de 100 000 âmes, il comptait  12 000 Turcs, soldats de la garnison et 30 000 à 40 000 esclaves “de toutes les nations du monde”, le reste des habitants étant des “bourgeois algériens, Maures, Morisques et juifs, et quelques marchands chrétiens” et des “reniés de toutes nations chrétiennes”, dont 3 000 Français.

Pour ce qui est de la traite par les routes maritimes sur la Mer Rouge et l’Océan Indien, elle est comme celle par voie terrestre très ancienne. Au VIII ème siècle, lorsque les califes abbassides remirent en culture le Maysan (actuellement Bassora), il firent appel à des esclaves noirs venant d’Etiophie, les Zendj (voir la révolte des Zendj). Leur particularité était de   combiner routes terrestre et maritimes. En effet, les captifs étaient acheminés par caravanes depuis la région des grands lacs (haut bassin du Congo et vallée du Zambèze) jusque sur la côte. La principale plaque tournante de ce commerce était Zanzibar, mais l’on peut citer aussi Sofala, Mozambique, Kilwa, Malindi et Mogadiscio. Magadascar fut aussi un fournisseur de captifs. Une fois sur la côte, le transport maritime prenait la suite et distribuait les esclaves vers la mer rouge et le golf Arabique, mais aussi au travers de la mer d’Oman vers les Indes néerlandaises à partir du XVIIème siècle. En effet, la  Compagnie néerlandaise des Indes orientales (en néerlandais : Vereenigde Oost-Indische Compagnie ou VOC) est une compagnie de commerce créée par les Provinces-Unies en 1602. Elle  achetait aux marchands musulmans des esclaves, qui étaient déportés vers la colonie du Cap ou vers l’Indonésie.

Les principales villes et ports impliqués dans la traite arabe étaient

 

Au cours de cette longue période, d’environ 1500 ans, la traite orientale nous l’avons vu, a réduit en esclavage environ 12 millions d’hommes et de femmes, principalement noirs, mais aussi blancs et arabes. Pendant cette même période se déroulaient deux autres traites. L’une interne à l’Afrique qui nous le verrons est très dure à quantifier et l’autre coloniale qui, au contraire, comporte de nombreuses archives permettant de la décrire d’une façon très précise. Ce sont ces deux autres types de traites que nous étudierons dans deux prochains articles, espérant,  par ce découpage, bien mettre en évidence les différences et les similitudes des trois types de traites.

Patrick ALLIER

 

 

Bibliographie

  • Atlas des esclavages Marcel Dorigny et Bernard Gainot  Autrement Collection Atlas/Mémoires
  • Sites liés à la traite négrière et à l’esclavage en Sénégambie Mbaye Guèye UNESCO
  • La traite négrière du XV au XIX siècle Histoire générale de l’Afrique Etudes et documents UNESCO
  • Les femmes au temps des colonies Yvonne Knibiehler et Régine Goutalier STOCK
  • Jean Claude DEVEAU Esclaves noirs en Méditerranée », Cahiers de la Méditerranée, vol. 65, Sophia-Antipolis ;
  • Olivier Pétré-Grenouilleau, « La traite oubliée des négriers musulmans », dans L’Histoire, numéro spécial 280 S (octobre 2003), pages 48-55.
  • Catherine Golliau, « La vérité sur l’esclavage », dans Le Point, mai 2006, n°1755.